samedi 7 novembre 2009

Les 10 ans de la librairie Super Héros, 1993

En 1993, pour fêter ses 10 ans d'existence, la librairie Super Héros rélaise un petit livre (format 16 cm x 16 cm) dans lequel on retrouve tous les artistes ayant exposé en ses locaux : Moebius, Tardi, Gauckler, Serge Clerc, Götting, Ted Benoit, Loustal, Chaland, Juillard, Stanislas, Petit-Roulet, L'Association et Dupuy-Berberian. Chaque artiste a réalisé un dessin à cette occasion et par deux chacun dessine le portrait de l'autre, Ted Benoit avait confié son portrait de Yves Chaland pour l'occasion et c'est Isabelle Beaumenay (épouse de Chaland) qui dessinait le sien .

L'exposition de Ted Benoit s'était tenue du 5 au 17 octobre 1987 et montrait des dessins de Bongo Bongo.

Le dessin de Ted Benoit :



Le portrait de Ted Benoit par Isabelle Beaumenay-Joannet :


mercredi 4 novembre 2009

Vente Artcurial, 21 novembre 2009

Le catalogue de la vente Artcurial du 21 novembre 2009 est en ligne depuis aujourd'hui. Un choix impressionnant d'oeuvres de très haute qualité. Sept oeuvres de Ted Benoit seront proposées. Voir également les oeuvres de Floc'h et de François Avril.

Lot 219
RENCONTRES

Encre de Chine et rehauts de gouache blanche
pour une illustration représentant Ray Banana,
éditée dans l'un des portfolios « Rencontres »
dans les années 2000 aux Editions Crognote Productions.
Signée.
30 x 40 cm.
Estimation 500 - 700 €


Lot 220
HOMMAGE à HERGé & ALEX RAYMOND
Encre de Chine pour une illustration représentant Flash Gordon et Tournesol sur la Lune.
Signée et annotée « Thanx to Alex Raymond & Hergé ».
(Note du blog : Illustration pour le journal Libération, 1987)
22 x 22 cm.
Encadrée.
Estimation 350 - 450 €



Lot 221
RAY BANANA
Mine de plomb pour une illustration représentant le héros de ces aventures en buste.
Signée.
28,5 x 24,7 cm.
Encadrée.
Estimation 40 - 60 €


Lot 222
BLAKE ET MORTIMER
Encre de Chine pour une illustration en hommage à Jacobs et à la Marque Jaune.
Signée.
29 x 19,5 cm.
Encadrée.
Estimation 400 - 600 €



Lot 1060
BLAKE ET MORTIMER

Encre de Chine pour la planche 21 de l'album « L'affaire Francis Blake »,
12ème album de la série, publié en 1996 aux Editions Blake et Mortimer.
Signée au crayon.
50 x 37 cm.
Estimation 1 500 - 2 000 €



Lot 1061
RAY BANANA

Encre de Chine pour la planche 16 de l'album « Cité lumière »,
publiée en 1986 aux Editions Casterman.
Signée.
44,1 x 32,6 cm.
Estimation 1 200 - 1 300 €

Lot 1062
RAY BANANA

Encre de Chine et crayon bleu pour une illustration signée.
42 x 31 cm.
Estimation 650 - 700 €
(Note du blog : Dessin pour la page titre de l'album Berceuse Electrique, aux éditions Casterman, 1982)



Le catalogue complet de la vente est consultable en PDF à l'adresse suivante :

dimanche 1 novembre 2009

Agenda Alain Lachartre, la couverture, 1987

Après Walter Minus et Serge Clerc, c'est au tour de Ted Benoit d'illustrer l'édition 1987 des agendas d'Alain Lachartre, véritable mine des meilleurs dessinateurs des années 80.



vendredi 23 octobre 2009

Monsieur Mouche, 2006

C'est dans le tome 3 de Monsieur Mouche, en 2006 aux éditions Zanpano, que Ted Benoit participe à l'aventure qui rassemble des petits textes poétiques de Jean-Luc coudray et des dessins d'artistes de talent tels que Moebius, Mattotti, Clerc... La contribution d'Avril est visible sur le blog les passants d'Avril.

Ted Benoit illustre le texte suivant :

L'imitateur :
A quoi reconnaît-on un excellent imitateur? demanda quelqu'un à Monsieur Mouche.
Au fait qu'il est capable d'être champion de boxe. Répondit Monsieur Mouche.


Monsieur Mouche tome 3
Editions Zanpano, ISBN : 2-915757-03-8

dimanche 11 octobre 2009

Dans les griffes de l'ombre rouge, 1981

En 1981, un hors série des Cahiers du Cinéma est consacré au film Dans les griffes de l'ombre rouge de Jean-Louis Comolli. Il présente l'histoire du film et est illustré par des photos du film et des dessins de Ted Benoit.

La couverture du magazine :


Une page titre très Blake et Mortimer :



"On ne trouvera pas dans cet album le simple décalque du film L'Ombre rouge. L'histoire y est, mais pas sous l'espèce du scénario. Comme un récit dialogué, plutôt, qui s'impose d'autres rythmes et d'autres passages que ceux du script, qui zigzague entre d'un côté les textes historiques et de l'autre côté la suite des dessins. Dessins qui ne sont évidemment pas non plus tout à fait les images du film, mais qui les déplacent, les déclinent selon la courbe d'un autre espace, d'un autre découpage de l'action, des corps et du temps..."

Une sélection de dessins de Ted Benoit :









Dans le Mode d'emploi on trouve également quelques propos de Ted Benoit :


Mon premier souvenir politique est la mort de Staline. La une de l'Humanité étalée sur le dessus de lit jaune tranche de Série Noire - le même que celui de la laque grumeleuse de la salle de bains - figurant le cadavre, la famille pétrifiée, la consternation générale, le premier grand-père disparu.


J'ai pris un terrible plaisir à dessiner les cases où l'on proférait des choses comme "... le camarade Staline fait ceci...", "... le consensus...", "...le mouvement ouvrier..." etc.


Je suis absolument incapable de dessiner une case bourrée d'émotion. Je soupçonne d'ailleurs la bande dessinée d'être tout à fait non-conductrice de ce courant-là. La maximum qu'on puisse espérer, c'est que le noeud dans lequel se trouve squeezé le pauvre gars se charge d'un tel dérisoire que le lecteur s'exclame "Oh non! C'est trop dur! Pas ça! Rendez-lui sa dignité!", et commence à compatir sérieusement. Mais pour ce qui est de mettre en scène les idéologies, dans leur raideur et leur hautaine vacuité, cette espèce d'art mal foutu est parfait. Remplaçons "rascal" par "social-traître" et "Malédic...! Voilà mon plan à l'eau!" par "Matérialisme dialec...! La dictature du prolétariat est définitivement compromise!". Voilà qui fonctionne aussi bien et est tout aussi lourd de sens. Mettons maintenant le malheureux héros en demeure de surnager dans cette mer de concepts, et nous avons une histoire.


Avec tous ces petits enfants qui ont sauté sur leurs genoux, avec chacun son petit Futurama peuplé de clones reconnaissants, imperméables aux doutes, les grands-pères , tels Walt Disney, se survivent si bien qu'on se demande à quoi sert la mort.

vendredi 9 octobre 2009

Ray by Liza, le Making of, 2009

Grâce à Liza Benoit, voici quelques photos et explications du making of de la statuette de Ray Banana L'homme qui ne transpirait pas.

Tout d'abord Ray Banana est sculpté, en pièces détachées, dans de la cire à sculpter vert foncée qui est très dure. Liza Benoit utilise pour cela les même outils que pour le bois ou la bijouterie (ciseaux (gouges, échoppes), limes, brunissoirs...).




Ensuite, elle a laissé aux Ateliers Alain Pras (de vrais pros, ils sont cités sur le carton d'authenticité) le soin de faire un moule de chaque pièce, puis les tirages en résine.






Une fois les tirages récupérés, elle a apprêté et peint à l'aérographe chaque pièce avec sa mère Madeleine Demille . Les détails (ceinture, montre, chaussettes, semelles, cheveux et lunettes Ray Ban) ont été rajoutés au pinceau.





C'est seulement après tout ça que les pièces sont assemblées.

Pour les détails du Ray Banana final, la sculpture porte les initiales de Liza Benoit et son père Ted (L.B, T.B). Le certificat porte la signature de tous les deux.

Pour rappel cette statuette est visible et en vente à la Galerie BDArtist(e) à Paris.

Renseignements par mail : Liza Benoit

Merci beaucoup à Liza pour tous ces détails.